mercredi 12 décembre 2007

Un "performer" performant

Hier soir, Mathieu Amalric et son scénariste Phillippe Di Folco ont fait salle comble. Dans une ambiance très intimiste, les amateurs du 7è art étaient aux anges. Ils ont ainsi pu découvrir ou redécouvrir des films dans lesquels Mathieu Amalric et son scénariste puisent leur inspiration. On a pu voir notamment des extraits de " All that jazz " de Bob Fosse et des archives personnelles rapportées de voyages. Entre deux cigarettes et un verre de vin, ils ont revisité certaines scènes, pris le temps de la réflexion sur le scénario, parfois en musique.
Les spectateurs n'ont rien manqué de cette séance de travail et ont pu partager un moment rare et privilégié. Au final même si certains spectateurs ont été un peu déroutés par cette mise en scène particulière, qui tenait à la fois de la pièce de théâtre et de la performance, chacun y a pris quelque chose. Des réalisateurs y ont trouvé l'envie de se remettre à écrire et à tourner, les spectateurs ont pris une " leçon " de cinéma bien spéciale où pour une fois ils voyaient l'envers avant l'endroit.

mardi 11 décembre 2007

Rencontre avec Mathieu Amalric

Hier après midi a eu lieu le point presse avec Mathieu Almaric et, bien sûr, nous y étions. Le rendez-vous était donné dans le bar d'un hôtel. Au milieu des boiseries, il était assis sur un fauteuil, clope au bec et veste de velour sur les épaules. Je ne sais pas si le décor aurait été le même pour un autre réalisateur, mais c'est comme s'il était fait pour lui. Ce côté désabusé mais très habité par son film... tel un Gainsbourg du cinéma. D'ailleurs Amalric a passé des essais pour interpréter Gainsbourg dans le premier film du dessinateur Johan Spar...
Pour ce qui est du contenu de la conférence, on y a beaucoup parler du film qu'il allait "présenter" le soir même, de ses envies, de son approche du cinéma. Le titre provisoire : Tournée, est inspiré des notes de Colette quand elle était strip-teaseuse. Le film retracera la tournée en France d'américaines reines du new burlesque. Cette forme de strip-tease se fait aux Etats-Unis et met en scène des femmes qui le jour sont informaticiennes ou femmes au foyer et la nuit se déshabillent d'une manière comique. L'homme qui se définit comme cinéaste plus qu'acteur espère tourner cet hiver. Mais le tournage du futur James Bond où il joue le méchant pourrait le retarder . Mais comment résister à un James Bond ?

Répétition....


En attendant ce soir et la performance de Mathieu Almaric, la scène du Théâtre-Scène Nationale de Poitiers est occupée par une copie de l'appartement du réalisateur. Pour l'instant ce sont donc des mises au point vidéo, lumières... qui se déroulent sur la scène. Pas de révélation avant le grand moment mais l'ambiance qui règne sur les planches nous fait guetter impatiemment 20h30 !
Quand même quelques précisions sur ce qui nous attend. Sur scène Mathieu Amalric et son scénariste, écrivain d'origine, Philippe Di Folco, réfléchiront à voix haute sur la mise en scène qui viendra accompagner le scénario qu'ils viennent de finir.

Le "red wine" a coulé à flots, bienvenue en France !


Une autre page du Festival s'est ouverte hier soir avec l'arrivée des réalisateurs. Après avoir fait escale à leur hôtel, ils sont ensuite venus au pot d'accueil donné par le Maire pour souhaiter la bienvenue à tous ces jeunes talents.
Après les mondanités tous se sont retrouvés au Théâtre où l'ambiance était décontractée. Pas de compétiton entre les réalisateurs (pour l'instant !) mais les questions fusent sur le cinéma de leur pays, leurs films et l'ensemble de la programmation. Avec un anglais plus ou moins bien parlé et des accents d'un peu partout chacun réussissait néanmoins à se faire comprendre.

Avant Cannes... Poitiers

Le Jury de la Semaine de la Critique du Court-métrage est au Festival pour choisir parmi les films pellicules de Compétition lequel recevra vendredi le prix du Jury de la Semaine Internationale de la Critique. J'ai rencontré pour vous deux des trois membres de ce Jury. Images...


lundi 10 décembre 2007

Une Compétition plus ouverte

Avant de commencer le Festival des Ecoles de Cinéma, des " anciens " nous avaient mis en garde les films qui étaient diffusés étaient très " particuliers ", " sombres " même. Et là surprise ! Cette année l'équipe du festival a opté pour une sélection exigeante mais non diversifée. En ouvrant son comité de sélection à plus de personnes, toujours cinéphiles, le Festival s'est enrichi de nouveaux points de vue. Alors certes la sélection a été plus difficile car plus d'avis à prendre en compte. Mais au final les films proposés sont très différents permettant de toucher un public varié.

Premières impressions

Sur le blog les commentaires sont les bienvenus, mais c'est aussi bien d'avoir des impressions sur le vif. J'ai profité de la fin du week-end pour commencer à recueillir quelques impressions autour d'un thé ou d'une bière au bar du foyer. Quelques doléances sont parvenues jusqu'à mes oreilles : aucun film africain n'est projeté et les avis divergent sur quelques films. C'est un fait, les écoles africaines ne sont pas du tout représentées et c'est un point de vue que partagent aussi les membres de l'équipe du Festival. L'Afrique est représentée devant et non derrière la caméra... Et pour ce qui est des films, faire l'unanimité est toujours difficile. Tout le monde a ses coups de coeur particuliers.

Les plus assidus, qui attendent que tous les films de la Compétition soient passés pour se faire une opinion définitive, m'ont quand même confié que cette année " était un bon cru et comportait quelques pépites ".